ET ILS PASSÈRENT DES…

Le spectacle a fini sa course.

ET ILS PASSÈRENT DES MENOTTES AUX FLEURS de Fernando Arrabal

Il était une fois… la guerre. Sur la terre comme au ciel. La guerre d’Espagne 1936. Trente ans plus tard, il était une fois… la lune. Deux hommes ont marché sur la lumière des morts. Et ils passèrent des menottes aux fleurs… est une œuvre atypique, une fresque apocalyptique et bouffonne, composée de rêves et de délires croisés de quatre prisonniers politiques, au moment où l’homme marche sur la Lune et où Franco n’en finit pas de mourir… L’enjeu est multiple. Au delà d’un théâtre marqué à l’époque par un contexte politique chargé des révoltes de mai 68, et en écho des combats républicains de 1936, ce texte donne à la troupe l’occasion d’exprimer l’univers qui l’a fondée : univers d’imaginaire où les fantasmes et les fantaisies du quotidien rejoignent les vieux mythes planétaires. Univers de musiques et de masques associés à la danse et au chant, pour permettre le mélange des brutalités et des caresses du langage. Fernando Arrabal donne à dire et à jouer tout cela, du ras des pâquerettes jusqu’au délire carnivore, du souvenir de soi jusqu’au futur des autres. Création collective de huit acteurs accompagnés d’un décorateur et d’un éclairagiste, Et ils passèrent des menottes aux fleurs… se veut une petite apocalypse de l’ordinaire, à la mémoire de ceux qui rêvent.

« Une énergie décoiffante, canalisée par une grande maitrise des règles de l’art : maitrise des corps et des chorégraphies, de la langue, toujours musicale, des chants; maitrise cumulée qui donne à l’ensemble sa dimension carnavalesque au sens premier. » Télérama, Septembre 1998.

« La pièce pose plusieurs questions, celle de l’enfermement, celle du franquisme d’aujourd’hui qui est plus un pouvoir financier que politique. Mais chacun, suivant ce qu’il fait peut la percevoir d’une manière différente…. » L’Humanité, 14 mai 2002.

« Avec son esprit de groupe, son sens du syncrétisme, sa conception du théâtre comme spectacle total, le Petit Théâtre de Pain peut se prévaloir d’une réelle  parenté avec la troupe de Mnouchkine. » Sud-Ouest, octobre 1997.

« Un mot pour terminer, sur la troupe qui m’est apparue animé d’un désir commun, d’un plaisir collectif, bref, d’un vocable peu arrabalien : « une  âme » ! » Témoignages de spectateurs, Avignon 1998.

[nggallery id=8] photos : Pierre Ruaud ©

DISTRIBUTION

avec Georges Bigot, Stéfani Cézérac, Éric Destout, Manex Fuchs, Ximun Fuchs, Hélène Hervé, Fafiole Palassio & Béatriz Rengeard.

Mise en scène : Fafiole Palassio, Manex & Ximun Fuchs. Décor et masques : Henri Cavignac & Debru Art. Musique & chorégraphie : Kepa Aguirre, Xavier Ayet & Manu Larrangé. Lumière : Tof Sanchez.